Les eaux littorales

Article mis à jour le 20/07/2017 par Léonard DURASNEL

En 2012, l’Office de l’eau s’est vu confier la maîtrise d’ouvrage du réseau de contrôle et de surveillance des 12 masses d’eau côtière de La Réunion.

La finalité est d'assurer un suivi qualitatif sur le long terme des milieux littoraux. Ce suivi pérenne permet d'observer les éventuelles évolutions et tendances, d'identifier les pollutions et d'évaluer à pas de temps régulier l’état qualitatif des masses d’eau côtière.

Des groupes techniques associant les experts sur les eaux littorales de La Réunion ont permis de définir les modalités de suivi des eaux marines. Elles répondent aux objectifs fixés par la DCE (directive-cadre sur l’eau) et permettent la caractérisation de l’état écologique et chimique de nos eaux littorales.

L’évaluation de l'état écologique s'appuie sur les aspects physico-chimiques et biologiques, notamment au travers de 4 thématiques principales : l’hydrologie (physico-chimie), le phytoplancton, le benthos de substrats meubles et le benthos de substrats durs.

L’état chimique, quant à lui, est basé sur des mesures de concentrations de contaminants effectuées dans l’eau et le biote. Pour cette dernière matrice, à La Réunion on utilise des petites moules (Modiolus auriculatus) présentes naturellement sur les côtes.

A La Réunion, cinq types de masses d’eau côtières sont définis selon leurs caractéristiques naturelles (relief, géologie, climat, débit, facteurs spécifiques de houle et bathymétrie) qui influencent la répartition géographique des organismes vivants. Pour être représentatifs, les suivis sont mis en œuvre sur une quarantaine de stations réparties comme suit sur les côtes de l’île :

En complément de la qualification de l’état des masses d’eau, l’Office de l’eau Réunion contribue à l’amélioration des connaissances en mobilisant le programme d’aide financière ou en partenariat à des programmes de recherche.

A titre d’exemple, associant l’IFREMER et l’Université de Bretagne Occidentale, le projet Hyscores permet ainsi la caractérisation de la vitalité des récifs coralliens ou encore la bathymétrie des fonds côtiers à partir d’imagerie hyperspectrale, gammes de longueurs d’onde couvrant le spectre visible, les ultraviolets et le proche infrarouge.

Chroniques de l'eau N°79