L'eau d'altitude

Article mis à jour le 16/08/2017 par Julien BONNIER

Les besoins en eau dans les régions d’altitude sont amenés à croître dans les prochaines décennies. En effet, ces territoires connaissent une démographie dynamique avec un taux de croissance annuel de 1,8 %. L’alimentation en eau potable de ces nouveaux habitants reste un défi pour les acteurs de l’aménagement du territoire. Ainsi, la prospection de nouvelles ressources en domaine d’altitude paraît indispensable afin de prévenir les déficits en eau et de planifier de façon plus adaptée les politiques de gestion des eaux.

Les hauts de La Réunion renferment des aquifères importants qui alimentent les cours d’eau tout au long de l’année. Ils se développent en grande partie sur des milieux naturels préservés. Contrairement aux ressources du domaine littoral, le fonctionnement hydrogéologique des aquifères d’altitude est mal connu. Depuis 2013, l’Office de l’eau déploie un réseau d’observation des aquifères d’altitude (RAA).

La compréhension du fonctionnement hydrogéologique, l’évaluation des gisements d’eau disponible, la caractérisation des états quantitatif et qualitatif dans un contexte de changement climatique comptent parmi les objectifs du réseau de suivi en place : la galerie du Bras Guillaume (code Office 14245), la source de la Cascade Chaudron (code Office 14013), la source du Pont du Diable sur le Bras de la Plaine (code Office 41014), la source de la Rivière de l’Est (code Office 43016), la source de la Rivière Langevin (code Office 46078) et le Bassin Malheur de la Ravine Saint-Gilles (code Office 16019).

Banque de données des eaux littorales et continentales

Un potentiel de production est ainsi indiqué sur les grands ensembles hydrogéologiques d’altitude et des systèmes moins étendus et plus homogènes du point de vue géologique : Plateau de Bébour – Bélouve, Plateau du Mazerin, Sources du Bras de la Plaine, Sources de la Rivière de l’Est, Sources de la Rivière Langevin, Sources de la Ravine Saint-Gilles, Anse des Cascades, Source Cazala.

Le rapport de synthèse publié en 2017 est accessible ici.