
Globalement, La Réunion ne manque pas d’eau ; l’île dispose de ressources potentielles très importantes : les précipitations annuelles représentent près de 9 milliards de m3 et le volume d’eau de ruissellement et d’infiltration est estimé à 6 milliards de m3.
Face à cette ressource, les besoins journaliers sont estimés à près de 1,5 millions de m3 répartis entre la fourniture d’eau potable à la population, l’irrigation et l’industrie.
En théorie, les besoins peuvent donc être satisfaits, mais des déficits apparaissent localement et/ou temporairement.
L’eau, au cours de son parcours dans le sol ou dans les rivières, se charge de différents polluants d’origine naturelle et/ou anthropique.
La qualité des eaux, et d’une façon générale, des milieux aquatiques, sera évaluée dans le contexte de la Directive cadre européenne du 23 octobre 2000 qui impose des résultats de qualité en 2015 : la ressource en eau, toutes catégories confondues (cours d’eau, eaux souterraines, eaux littorales...) doit être en «bon état» à partir de critères hydro(morpho)logiques, physico-chimiques et biologiques.
Certaines masses d’eaux sont susceptibles de non atteinte du bon état (ou classées en état de doute par rapport au risque), ce qui illustre l’enjeu de la mise en place d’une gestion efficace en considérant les pressions et les milieux aquatiques.
Cette démarche se concrétise par un plan de gestion de l’eau cohérent et transparent sur l’ensemble du territoire qui doit permettre aux collectivités de s’engager sur des actions garantissant pérennité et sécurité de l’alimentation tant en termes de quantité que de qualité.
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