
Les nappes littorales de La Réunion font l’objet de prélèvements importants au travers de forages et puits pour l’alimentation en eau potable (AEP), l’irrigation et l’industrie. Pour l’AEP où les exigences de qualité sont fortes, cette exploitation de la ressource souterraine représente 50% des volumes d’eau potable produits annuellement. Or ces nappes littorales sont vulnérables aux intrusions salines particulièrement sur la façade ouest et sud de l’île, du Port à Saint-Philippe.
Ces intrusions salines sont des phénomènes naturels qui existent sur toutes les bordures côtières du monde. L’eau douce souterraine en provenance de l’intérieur des terres s’évacue lentement en mer. En parallèle, de l’eau salée d’origine marine pénètre dans les nappes. Un équilibre s’établit entre eau douce et eau salée. La limite entre ces deux milieux est appelée biseau salé.

A La Réunion, les intrusions salines peuvent être localisées à plusieurs kilomètres de l’océan. Le degré d’envahissement de la nappe dépend de facteurs naturels (géologie, pluies) mais aussi de l’intensité des prélèvements par pompage. Plus les pompages sont importants et plus le risque de perturber durablement l’équilibre naturel entre eau douce et eau salée augmente.
Actuellement, environ 30% de l’ensemble des forages exploités à la Réunion présente une contamination par des eaux marines. Pour pérenniser durablement la qualité de la ressource en eau souterraine, la définition de bonnes pratiques de gestion des nappes littorales devient un enjeu majeur et ce dans un contexte où l’exploitation de la ressource en eau souterraine a tendance à augmenter.
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