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La part d'infiltration des eaux des bassins versants de La Réunion

Hormis à grande échelle (quelques m2 à quelques centaines de m2), l’infiltration ne peut pas être mesurée de façon directe.

A l’échelle du bassin versant ou au-delà, l’infiltration est déduite par calcul après mesures ou estimations des autres composantes du cycle hydrologique : la pluie, le ruissellement et l’évapotranspiration.
La part d'infiltration des eaux des bassins versants de La Réunion
Or la connaissance de l’infiltration profonde (ou percolation) est primordiale puisqu’elle constitue une première estimation de la ressource en eau souterraine disponible.

A La Réunion, le bilan hydrologique des principales rivières pérennes a fait l’objet de nombreuses études. En revanche, le cas des ravines (écoulement non pérenne) en particulier sur les grandes planèzes et dans les plaines littorales a été peu traité.

Les particularités morphologiques et géologiques de ces bassins versants font que l'infiltration est possible partout avec une intensité proportionnelle à la forte perméabilité des terrains volcaniques.

 

L’Office de l’eau Réunion réfléchit à la mise en place d’un réseau d’observation spécifique à cette problématique. Au niveau de bassins versants témoins qui feront l’objet d’une sélection, 2 à 3 stations de mesure du débit seront implantées sur des tronçons caractéristiques de ravine : amont (zone de drainage des eaux), intermédiaire (zone de transfert des eaux) et aval (plaine littorale et embouchure).